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| Titre : | Rapport sur la santé dans le monde 2003 : Façonner l'avenir | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Lee Jong WOOK, Auteur | | Editeur : | Organisation mondiale de la santé | | Année de publication : | 2003 | | Importance : | 203p | | Format : | GEN 06 OM 5781 | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-92-4-256243-9 | | Langues : | Français | | Catégories : | 500. MODULES D'INITIATION EN RECHERCHE
| | Mots-clés : | Rapport santé monde 2003 infection VIH/SIDA poliomyélite maladie cardio-vasculaire | | Résumé : | Le tableau sanitaire mondial est extrêmement contrasté. Alors qu’une fillette née aujourd’hui
au Japon peut s’attendre à vivre jusqu’à environ 85 ans, une autre née au même moment en
Sierra Leone a une espérance de vie qui ne dépasse pas 36 ans. La Japonaise va être convenablement vaccinée, nourrie et scolarisée. Si elle tombe enceinte, elle bénéficiera de soins maternels de haute qualité. Plus tard, elle pourra être atteinte de maladies chroniques, mais
d’excellents services de traitement et de réadaptation seront à sa disposition et elle peut alors
s’attendre à recevoir des médicaments d’une valeur moyenne de US $550 par an, et bien plus
si nécessaire.
En revanche, la fillette de Sierra Leone a peu de chances d’être vaccinée et risque fort de
souffrir d’un déficit pondéral pendant toute son enfance. Elle va probablement se marier au
cours de l’adolescence et donner naissance à six enfants ou davantage sans l’aide d’une accoucheuse qualifiée. Un ou plusieurs de ses enfants décèderont peu après leur naissance et
elle-même risquera fort de mourir en couches. Si elle tombe malade, elle ne devra pas s’attendre à recevoir de médicaments d’un coût total de plus de US $3 par an. Si elle atteint l’âge
mûr, des maladies chroniques la frapperont aussi et, en l’absence d’un traitement convenable,
elle mourra prématurément.
Ces deux scénarios totalement opposés permettent d’entrevoir les immenses perspectives
offertes par la médecine et la santé publique et l’ampleur des besoins non satisfaits dans un
monde où les inégalités sanitaires creusent entre les populations un vaste fossé qui va en
s’élargissant. Le Rapport sur la santé dans le monde, 2003 souligne que la tâche principale de la
communauté sanitaire mondiale consiste à combler ce fossé. Il propose de formuler, sur la
base des expériences et réalisations du passé, des stratégies qui permettront de façonner un
avenir plus sain et plus équitable.
Le message clé du présent rapport est le suivant : la santé ne peut vraiment progresser que si
l’on renforce les systèmes de santé en les fondant sur les soins de santé primaires. Dans la
plupart des pays, les progrès sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement,
énoncés par les Nations Unies, et des autres priorités sanitaires nationales seront forcément
limités si l’on ne permet pas aux systèmes de santé de s’adapter à une situation sanitaire de
plus en plus complexe. Ces systèmes doivent intégrer, à tous les niveaux, la promotion sanitaire et la prévention des maladies avec le traitement des maladies aiguës et les soins chroniques pour dispenser à l’ensemble de la population des services de qualité, à la fois équitables
et efficaces. Les leçons tirées de la lutte contre le SRAS et de l’éradication de la poliomyélite
nous montrent la voie à suivre pour traiter d’urgence le problème du VIH/SIDA, tandis que |
Rapport sur la santé dans le monde 2003 : Façonner l'avenir [texte imprimé] / Lee Jong WOOK, Auteur . - [S.l.] : Organisation mondiale de la santé, 2003 . - 203p ; GEN 06 OM 5781. ISBN : 978-92-4-256243-9 Langues : Français | Catégories : | 500. MODULES D'INITIATION EN RECHERCHE
| | Mots-clés : | Rapport santé monde 2003 infection VIH/SIDA poliomyélite maladie cardio-vasculaire | | Résumé : | Le tableau sanitaire mondial est extrêmement contrasté. Alors qu’une fillette née aujourd’hui
au Japon peut s’attendre à vivre jusqu’à environ 85 ans, une autre née au même moment en
Sierra Leone a une espérance de vie qui ne dépasse pas 36 ans. La Japonaise va être convenablement vaccinée, nourrie et scolarisée. Si elle tombe enceinte, elle bénéficiera de soins maternels de haute qualité. Plus tard, elle pourra être atteinte de maladies chroniques, mais
d’excellents services de traitement et de réadaptation seront à sa disposition et elle peut alors
s’attendre à recevoir des médicaments d’une valeur moyenne de US $550 par an, et bien plus
si nécessaire.
En revanche, la fillette de Sierra Leone a peu de chances d’être vaccinée et risque fort de
souffrir d’un déficit pondéral pendant toute son enfance. Elle va probablement se marier au
cours de l’adolescence et donner naissance à six enfants ou davantage sans l’aide d’une accoucheuse qualifiée. Un ou plusieurs de ses enfants décèderont peu après leur naissance et
elle-même risquera fort de mourir en couches. Si elle tombe malade, elle ne devra pas s’attendre à recevoir de médicaments d’un coût total de plus de US $3 par an. Si elle atteint l’âge
mûr, des maladies chroniques la frapperont aussi et, en l’absence d’un traitement convenable,
elle mourra prématurément.
Ces deux scénarios totalement opposés permettent d’entrevoir les immenses perspectives
offertes par la médecine et la santé publique et l’ampleur des besoins non satisfaits dans un
monde où les inégalités sanitaires creusent entre les populations un vaste fossé qui va en
s’élargissant. Le Rapport sur la santé dans le monde, 2003 souligne que la tâche principale de la
communauté sanitaire mondiale consiste à combler ce fossé. Il propose de formuler, sur la
base des expériences et réalisations du passé, des stratégies qui permettront de façonner un
avenir plus sain et plus équitable.
Le message clé du présent rapport est le suivant : la santé ne peut vraiment progresser que si
l’on renforce les systèmes de santé en les fondant sur les soins de santé primaires. Dans la
plupart des pays, les progrès sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement,
énoncés par les Nations Unies, et des autres priorités sanitaires nationales seront forcément
limités si l’on ne permet pas aux systèmes de santé de s’adapter à une situation sanitaire de
plus en plus complexe. Ces systèmes doivent intégrer, à tous les niveaux, la promotion sanitaire et la prévention des maladies avec le traitement des maladies aiguës et les soins chroniques pour dispenser à l’ensemble de la population des services de qualité, à la fois équitables
et efficaces. Les leçons tirées de la lutte contre le SRAS et de l’éradication de la poliomyélite
nous montrent la voie à suivre pour traiter d’urgence le problème du VIH/SIDA, tandis que |
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